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Solidarité populaire Estrie dénonce la chronique « Être à la mode » de Denise Bombardier

23 janvier 2020

Sherbrooke, le 23 janvier 2020 – Solidarité populaire Estrie tient aujourd’hui à dénoncer les propos inacceptables de Mme. Denise Bombardier dans son article du 10 janvier dernier intitulé « Être à la mode » concernant les tatouages. Dans ce texte, la chroniqueuse critique vertement et sans retenue le choix des individus de se faire tatouer, en particulier pour les personnes dont le ou les tatouages occupent un espace prépondérant sur leur corps. Même si la liberté d’expression a parfois le dos très large et est utilisée à tort et à travers pour servir n’importe quelle opinion, certains types de phrase n’ont pas d’acceptabilité sociale et ne devraient jamais en avoir eu. Nous pensons notamment à l’extrait suivant : « Cette altération du corps de manière quasi irréversible a transformé des êtres en monstres, en personnages de mauvaises bandes dessinées, bref en personnes déshumanisées ».

Croire et affirmer qu’une personne déleste une partie de son humanité au profit d’un tatouage est non seulement complètement erroné, mais aussi vecteur de préjugés et de discrimination basée sur l’apparence physique. Le premier paragraphe suivant le sous-titre

« Idées à la mode » en est un exemple parfait de liste de préjugés dans lesquels certaines personnes risquent de sombrer (ignorance, obsession à s’affranchir des interdits, des tabous et des codes sociaux, culturels et moraux, confusion, présomption d’imbu de la personne, etc.). Nous nous opposons fermement à cette tendance socialement néfaste. Il en va en fait de toute personne de disposer librement et en toute sérénité de son propre corps (art. 7 de la Charte canadienne des droits et libertés de la personne).

Une personne arborant un tatouage n’a pas à se sentir discriminée autant au niveau social que professionnel, voire rejetée en fonction de son choix. Le terme « choix » est ici le plus juste, puisque celui-ci est fait sur une base personnelle sans aucun besoin de justification à autrui. Si certaines personnes regrettent ce choix au fil des années, comme le prétend Mme. Bombardier, alors il n’en va que d’eux et elles à procéder à l’effacement du tatouage, sans aucune influence ou contrainte extérieure, tout simplement.

De plus, la vision de Mme. Bombardier est déconnectée de la réalité d’aujourd’hui en associant le droit de porter un tatouage ou non à une simple mode. Or, une mode dure un certain temps et finit par s’estomper et est souvent véhiculée par de grandes entreprises, vestimentaires pour la plupart, qui en tirent profit. Si Mme. Bombardier se cherche un sujet de critique, nous l’invitons d’ailleurs à réfléchir aux effets de ce type d’industrie sur la santé physique et psychologique des individus, en particulier les plus jeunes. Le port du tatouage n’est ni temporaire, puisque la durée de la tendance à la hausse est suffisamment longue pour éliminer ce qualificatif et surtout parce qu’il n’est encouragé par aucune grande entreprise en mesure d’avoir autant d’effet social. La vraie cause de cette hausse du nombre de tatouage n’est pas une quelconque mode, mais bien le lent mais certain retrait des préjugés dont on en affuble les porteurs et porteuses, qui réussissent à s’en affranchir. Ce changement est le bon : laissons aux gens la liberté de disposer de leur propre corps.

Enfin, nous invitons Mme. Bombardier à se rétracter sur l’ensemble de sa chronique « Être à la mode » et de prendre un peu plus de temps pour consulter les gens et les organisations touchées de près ou de loin par les sujets de ses articles avant de les écrire, quitte à volontairement devoir publier mois souvent.

Solidarité populaire Estrie est un organisme de défense collective des droits qui fait la promotion et défend les intérêts économiques, sociaux et culturels de la population de l’Estrie, en regroupant des organisations syndicales, populaires, communautaires, féministes, environnementalistes, religieuses, étudiantes et de solidarité internationale estriennes. 

Source: Kévin St-Jean, coordonnateur Solidarité populaire Estrie

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