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Pollution sonore de l’entreprise Bitfarms de Sherbrooke: 30 jours après la date butoir, la qualité de vie de 500 Sherbrookois est toujours brimée

30 avril 2021

Sherbrooke, le 30 avril 2021 – Le Comité représentant les citoyens affectés par les nuisances sonores de l’entreprise Bitfarms de Sherbrooke,  accompagné  des  conseillers  municipaux  Marc Denault et Paul Gingues, a rencontré les représentants de la direction régionale du ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MELCC), une conseillère politique du cabinet du ministre Benoît Charette, ainsi que le conseiller politique régional du ministre responsable de la région de l’Estrie, François Bonnardel, afin de faire le point sur les démarches entreprises pour que les citoyens retrouvent leur quiétude.

En décembre dernier, à la suite des démarches du Comité, le MELCC avait demandé à Bitfarms de lui présenter un certificat d’autorisation prouvant que leurs activités ne nuisaient pas à l’environnement, et par le fait même, qu’elles respectaient les normes en matière de bruit. Une sanction pécuniaire avait également été imposée à l’entreprise fautive. Depuis, Bitfarms a entrepris une série de travaux visant à diminuer les rejets sonores et les vibrations qui perturbent près de 500 Sherbrookois depuis près de deux ans. Malheureusement, bien que les travaux tirent à leur fin, les résidents n’ont toujours pas retrouvé leur quiétude.

Agrandissement des installations sur la rue de la Pointe

La surprise a été totale lorsque le Comité a été informé que l’entreprise souhaitait prendre de l’expansion sur le site actuel de la rue de la Pointe. « Je suis outré d’apprendre que Bitfarms envisage d’agrandir ses installations actuelles avant même d’avoir trouvé une solution permanente à sa pollution sonore, a déclaré le conseiller Denault. Les citoyens sont exténués par cette bataille qui n’en finit plus pour retrouver leur quiétude. Deux ans sans un sommeil réparateur, deux ans avec des craintes pour la santé de leurs enfants, deux ans sans pouvoir profiter de leur cour arrière ou dormir les fenêtres ouvertes. Priorisons la santé de nos citoyens avant le profit. » La surprise semble être partagée par les responsables du ministère qui étaient ouverts à la proposition du comité de scinder en deux le certificat d’autorisation afin de procéder par étape.

Limiter les activités de l’entreprise

Lors de la rencontre, les citoyens ont demandé que les activités de l’entreprise soient contrôlées jusqu’à ce que le problème de rejet sonore soit complètement réglé. « Si je pose des gestes qui sont non conformes à la loi, on va m’obliger à les arrêter sur le champ, a déclaré Benjamin Côté, un Sherbrookois qui voit sa santé et celle de sa famille se détériorer depuis l’implantation de l’entreprise sur la rue de la Pointe. Pourquoi ne pourrions-nous pas exiger la même chose à l’entreprise ? Nous demandons que les activités soient limitées en attendant que Bitfarms trouve une solution durable et à la satisfaction des citoyens. »

Un certificat d’autorisation avec des conditions

Le comité a également questionné les responsables du MELCC sur la possibilité d’imposer une date d’échéance au certificat d’autorisation. En effet, la performance de la laine isolante tout comme le bruit émis par les ventilateurs peuvent varier en fonction du vieillissement des appareils. Il serait donc pertinent de réévaluer les émissions sonores. « Nous voulons à tout prix éviter d’être pris dans la même situation dans cinq ans, quand le matériel aura vieilli, a précisé le conseiller Gingues. Nous demandons donc au MELCC, lorsqu’il sera prêt à approuver le certificat d’autorisation, d’y inclure une obligation pour l’entreprise de prouver qu’elle respecte toujours les normes dans quelques années, ».

Le comité s’est également réjoui que ses actions aient incité le MELCC à modifier ses façons de faire, en obligeant maintenant toutes les entreprises en technologies émergentes à déposer, au préalable, un certificat d’autorisation. Ainsi, une situation comme celle de Bitfarms de Sherbrooke ne devrait pas se reproduire.

Des méthodes plus efficaces pour faire appliquer les règlements

En près de deux ans, Bitfarms de Sherbrooke aura reçu deux maigres amendes pour les torts causés. Dans le cas de la sanction du MELCC, l’entreprise conteste et ne reconnaît pas sa faute. Les citoyens se questionnent sur le véritable pouvoir de nos institutions en matière de protection de notre environnement. Sachant que les besoins en électricité sont importants pour faire fonctionner les entreprises de cryptomonnaie, serait-ce possible que le MELCC et la Régie de l’Énergie travaillent ensemble afin de pénaliser les entreprises fautives en limitant les kilowatts qui leur sont accordés ?

En somme, malgré les démarches du Comité et la bonne collaboration du MELCC, force est de constater que 30 jours après l’échéancier fixé à Bitfarms de Sherbrooke pour cesser leur pollution sonore, le problème reste entier. Les citoyens sont découragés de constater qu’ils devront passer un autre été en étant privés des jouissances de leur terrain. Ils lancent un autre cri du cœur pour faire respecter leurs droits et retrouver la quiétude qu’ils méritent. Ils demandent également à tous les citoyens affectés de continuer de faire des plaintes au MELCC afin que la pression soit maintenue.

Source :Marc Denault Conseiller municipal District du Golf

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