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Évelyne Beaudin veut miser sur notre patrimoine immobilier

26 octobre 2021

Sherbrooke, le mardi 26 octobre 2021 – Évelyne Beaudin a fait part de sa vision et de ses engagements afin de protéger et de mettre en valeur le patrimoine et l’histoire de Sherbrooke. 

« Sherbrooke a une histoire unique qui nous rend tous et toutes très fiers », rappelle Évelyne Beaudin. « Des Abénaquis occupent le territoire il y a plus de 9000 ans. Des Américains décident ensuite de s’installer au confluent des rivières Magog et Saint-François, formant un hameau anglophone. L’arrivée du train amène une immigration canadienne-française qui transforme notre démographie de sorte qu’en 1871, les francophones deviennent majoritaires. Nous retrouvons à Sherbrooke des traces qui témoignent de la contribution de ces peuples à notre identité collective. C’est une de nos grandes forces, c’est unique! »

Un corridor patrimonial et historique Lennox-Brompton

Pour mettre en valeur cette histoire, Évelyne Beaudin propose de mettre en place un corridor patrimonial touristique raccordant Lennoxville à Bromptonville et passant par le centre-ville. « Nos plus beaux sites patrimoniaux se situent le long de la rivière Saint-François. À Brompton, on retrouve des sites archéologiques et le Sanctuaire de Beauvoir qui continue, année après année, à attirer les foules. Lorsqu’on remonte la rivière, on croise le rocher du Pin Solitaire. Tout près, il y a la ferme Rogeau, aussi connue sous le nom du domaine Edward-Hale, qui, on l’espère, sera bientôt la propriété de la Ville de Sherbrooke. Au centre-ville, on a la prison Winter, le Musée d’histoire, le Musée des Beaux-Arts, l’hôtel de ville, la cathédrale Saint-Michel, le Séminaire de Sherbrooke, les anciennes gares du Siboire et du Marché de la gare, la Paton, les manèges militaires des Hussars et des Fusilliers, le domaine Howard et sa serre victorienne, le théâtre Granada et j’en passe. Puis quand on poursuit vers Lennoxville, on a l’un de nos plus beaux trésors cachés avec le Centre culturel et du patrimoine Uplands, et finalement, l’Université Bishop’s dont le magnifique campus a même servi de plateau de tournage à des films américains. Peu de villes peuvent se vanter de bénéficier d’une aussi grande richesse patrimoniale. »

« Ce dont je rêve, c’est d’un parcours touristique pouvant être effectué en canot, en vélo ou même à pied, en quelques jours, entre Lennoxville et Bromptonville. Pour y arriver, il faudra protéger notre patrimoine bâti, aménager des parcours sécuritaires et agréables et structurer l’offre touristique en ce sens. Nous pourrions nous inspirer du Sherbus et de la Sherb-histoire en kayak pour bénéficier d’une animation lors des parcours. Il faudrait également s’assurer d’une offre de visites guidées dans certains de ces lieux lors de la saison touristique, comme à l’hôtel de ville, au Domaine Howard et au Granada. C’est en misant sur ce qui fait la beauté et la fierté de notre ville qu’on pourra aspirer à devenir une véritable destination touristique prisée au Québec. »

Entretien et protection du patrimoine

« Pour mettre cette richesse en valeur, notre rôle, comme ville, est d’abord de la protéger. Nous devons poursuivre les efforts de citation et de classement de nos bâtiments et sites présentant un intérêt patrimonial. Nous devons également adopter des règlements architecturaux pour les secteurs historiques de notre ville et veiller à leur respect. Puis, nous devons nous-mêmes mettre les ressources nécessaires à l’entretien de nos bâtiments patrimoniaux. Je vous ai nommé des édifices ou regroupements d’édifices patrimoniaux ci-haut. De cette liste, environ le tiers sont sous la gouverne de la Ville. Vous m’avez souvent entendue parler de l’importance de stabiliser nos finances publiques et d’agir de façon responsable face à toute nouvelle entrée d’argent dans les coffres de la Ville. Maintes fois, j’ai réitéré l’importance qu’on doit accorder à l’entretien de nos actifs. Ce dossier en est une belle illustration. »

« Prenons l’exemple du théâtre Granada. Selon l’évaluation effectuée par les services municipaux, il est classé « en très mauvais état ». Il nécessite à lui seul 3,2 millions de dollars d’investissement. La vérificatrice générale, dans son rapport 2018, soulignait que pour maintenir en état l’ensemble de nos propriétés municipales, on devrait normalement investir 6,3 millions de dollars par année, alors qu’on n’investit que 3,5 millions de dollars. Et ça, ce n’est que pour les bâtiments. C’est un défi immense qu’on a devant nous. »

« Pour surmonter le défi financier de la gestion des actifs municipaux, il faut mettre en place plusieurs solutions concomitantes. Tout d’abord, on doit arrêter de se lancer dans plein de nouveaux projets qu’on n’aura pas les moyens d’entretenir plus tard. Il faut faire des choix, on ne peut pas dire oui à tout. Il faut agir de façon responsable face aux nouvelles entrées d’argent de la Ville, comme avec les revenus de cryptomonnaie et les droits de mutation exceptionnels. Et enfin, la dernière chose et non la moindre, nous n’avons pas le choix d’aller chercher de nouvelles sources de revenus. Sinon, on ne s’en sortira jamais. Pour renverser la tendance actuelle, ça va prendre du courage. Ça va prendre de la gestion à long terme. Ça va prendre une gestion responsable. » 

Source : Marilyne Bérard-Fontaine

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