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La Fondation David Suzuki salue les efforts de citoyens et municipalités pour l’accueillir et le protéger

Sherbrooke, le 19 juin 2019 — Alors qu’on annonce l’arrivée des premiers papillons monarques au Québec, la Fondation David Suzuki se réjouit des efforts de milliers de citoyens et de plusieurs dizaines de municipalités qui ont contribué à créer un véritable effet papillon pour la protection et la restauration des habitats du monarque sur l’ensemble du territoire.

Rappelons que le monarque, papillon migrateur pesant moins d’un gramme et parcourant plus de 4000 km chaque année vers son habitat hivernal du Mexique, est une espèce menacée dont 90 % de la population s’est éteinte au cours des deux dernières décennies. Il aurait connu une victoire importante l’hiver dernier : sa population aurait plus que doublé dans les sites d’hivernage au Mexique. Cependant, sa survie à long terme serait loin d’être assurée, en partie à cause des changements climatiques.

C’est pourquoi la Fondation David Suzuki a lancé au printemps une 4e édition de sa campagne de mobilisation l’Effet papillon, qui propose une gamme d’actions concrètes permettant à la population de contribuer de façon significative à la protection du papillon monarque au Québec. Ces actions incluent la plantation d’asclépiade — la seule plante où pond le papillon et dont se nourrissent les chenilles du monarque —, des gestes de plaidoyer politique et la participation à un programme d’ambassadeur : la Patrouille papillon.

À ce jour, la Fondation compte près de 300 patrouilleurs, de Rimouski à Gatineau, qui travaillent d’arrache-pied pour la protection des monarques dans leurs communautés et qui ont aidé à planter plus de 30 000 sachets de semences et 8000 plantules d’asclépiade partout au Québec, contribuant ainsi à créer un habitat propice au monarque lorsqu’il sera de retour en grand nombre.

Parmi ces individus engagés, figurent Roger Giraldeau, de Boucherville, qui a démarré un projet citoyen d’envergure en faisant pousser 6 500 plants d’asclépiades chez lui afin de les redistribuer partout à travers le Québec, et Geneviève Leroux de Gatineau, une jeune de 13 ans qui, en plus d’avoir incité son école à prendre part à des mesures concrètes pour la protection des pollinisateurs, a approché les maires de Gatineau et d’Ottawa pour les convaincre de s’allier à la cause.

Citons aussi Christelle Lefèvre à Sherbrooke, qui a reçu un prix coup de cœur du jury dans la catégorie « contribution personnelle » de la Fondation Estrienne en Environnement en 2017 et qui est membre de la patrouille depuis 2018. Elle a effectué plusieurs démarches et suivis auprès du comité environnement et du Conseil Municipal de Sherbrooke et a permis que la ville entérine son adhésion au programme « Ville amie des Papillons » le 21 mai dernier. Elle plantera aussi un jardin de papillon avec 2 classes de l’école primaire des Aventuriers sur le terrain avant de l’école ce vendredi matin vers 8h30. Elle organisera également d’autres distributions de plants d’asclépiades et activités de sensibilisation de la population en collaboration avec la Ville de Sherbrooke dans les mois à venir.

Au total, ce sont plus de cinquante municipalités québécoises, dont deux MRC, qui se sont engagées à restaurer les habitats des monarques sur leurs territoires via le programme Ville amie des monarques. Cette certification mise en place aux États-Unis par la Fédération nationale pour la faune (National Wildlife Federation) est développé au Québec depuis 2017 grâce à un partenariat entre la Fondation David Suzuki et Espace pour la vie. La Ville de Montréal fut la première municipalité à s’engager en tant que Ville amie des monarques, inspirant des dizaines d’autres municipalités à emboiter le pas, tel que Québec, Sherbrooke ou Ville-Saint-Laurent.

Si les experts jugent que les efforts des dernières années pour protéger le monarque semblent avoir porté leurs fruits, le sort du monarque à long terme dépendra d’une collaboration conjointe de municipalités, citoyens et entreprises du Canada, des États-Unis et du Mexique.

« Nous sommes fiers de constater que, depuis son lancement il y a quatre ans, l’Effet papillon est devenu beaucoup plus qu’une simple campagne de mobilisation — tel un cocon qui se transforme en papillon, elle s’est transformée en véritable mouvement pour la protection d’une espèce qui nous est chère, explique Julie Roy, responsable de l’engagement citoyen pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Il s’agit de l’exemple parfait de ce que peuvent réaliser les citoyens, municipalités et entreprises lorsque l’on collabore de façon significative et avec un but commun.

Pour en savoir plus sur la campagne l’Effet papillon : http://fr.davidsuzuki.org/effet-papillon

La Fondation David Suzuki mène sa campagne l’Effet papillon avec l’appui d’Espace pour la vie, Cascades, Nature’s Way et Aiglon indigo.

 Renseignements: Christelle Lefèvre, membre de la patrouille papillon