L’autonomie alimentaire et l’achat local: un ¨must¨ pour notre agriculture et notre économie
Racine, 24 juillet 2010. C’est avec grand plaisir que le Marché LOCAVORE de Racine reçoit parmi ses conférenciers de l’été 2010 M. François Bourassa, producteur laitier et acériculteur à Valcourt.
Il vient partager avec nos membres et avec les adeptes de l’achat local sa vision de la nécessaire autonomie alimentaire qui permet de garder notre agriculture bien vivante. En effet, comment s’assurer que, tout en faisant partie de grandes ententes internationales, nos agriculteurs conservent le contrôle de leur profession.
Ainsi que de leurs propriétés, car la tendance à concentrer la ressource terrienne à un nombre restreint d’individus est de plus en plus lourde au Québec. Laquelle concentration provoque l’augmentation du nombre de travailleurs salariés agricoles au détriment des unités familiales qui se dissolvent. C’est tout notre tissu social agricole qui est ainsi menacé.
«L’achat local est un des éléments-clés de notre souveraineté alimentaire» rappelle François Bourassa. Acheter les produits de chez nous, c’est la base de notre richesse collective. «Le principe est simple : plus nous envoyons notre argent à l’extérieur du pays par l’achat d’aliments venus de loin, moins nous avons de chance de le revoir, plus nous nous appauvrissons! Et plus nous prenons soin de conserver nos argents ici en achetant local, plus nous augmentons notre richesse collective. C’est la base de notre autonomie économique et alimentaire».
L’avènement de petits marchés publics offre une belle opportunité de mise en marché de nos produits locaux. Le réseau de distribution alimentaire mondialisé, à travers nos grandes surfaces, offre de moins en moins d’espace aux aliments produits par nos agriculteurs. Et la concurrence sur les tablettes est féroce.
Des marchés publics comme le Marché LOCAVORE de Racine représentent des lieux d’affaires importants pour tous nos gens, producteurs-transformateurs et consommateurs, qui désirent protéger leur autonomie alimentaire. Et, autre avantage, la nourriture venant du coin est assurément plus fraîche : «Tout près, tout frais!» comme disent les gens de Racine. Sans négliger le facteur écologique : «Lorsque nous réduisons de façon significative le transport international des aliments, nous réduisons d’autant l’émission de gaz à effet de serre» souligne François Bourassa.
Finalement, l’achat local, c’est payant autant sur le plan écologique qu’économique. Et cette autonomie alimentaire constitue une bonne base pour assurer à nos entreprises agricoles familiales une plus grande stabilité financière, partant un tissu social agricole plus solide.
Pour informations: Marie Courtemanche, marie_court@hotmail.com








